On peut se masquer n’importe quand. Les réceptions déguisées, les goûters d’enfants demeurent des occasions appréciés, qui se s’élaborent plusieurs semaines à l’avance. Dans les années 50, les nuits à la mode étaient de temps en temps rehaussées par de célèbres bals en costumes, événements jet-set et de prestige, mises en scènes rappelant les plus beaux succès romantiques, où les invités faisaient assaut de magnificence et d’originalité.
Les luxueuses réceptions d’autrefois n’ont plus cours. Ils s’avèrent inconciliables avec les compils et la cohue bigarrée dans les endroits branchés. Par conséquent, on n’entendra certainement plus annoncer de plusieurs années de réceptions de princes, identiques à celles offertes par Pierre Bergé, où une haute société merveilleusement désuète se retrouvait, Jean Cocteau retrouvant Michèle Morgan ou de timides starlettes pleines d’avenir.
On le sait se déguiser est un des jeux les plus répandus. Dans le passé, utilisé pour Carnaval, ou au moment de célébrations équivalentes, il permettait, méconnaissable, de revêtir un personnage étranger. Les garçons se transformaient en filles, et vice-versa, le brutal renversement de l’ordre établi tenait lieu de soupape. Les paysans, les humbles pouvaient, sous le couvert du déguisement, se prendre pour des puissants au cours de la fête. Ils exagéraient sans risque les arrogances des nobles, et même s’accordaient la joie de les humilier.
Mettre un costume reste naturel quand on est petit. Leur créativité leur fait voir dans un simple torchon un étendard de roi, une petite branche une arme de guerre, et dans une jonchée de babioles de plastique des bijoux de reine. Ils prétendent devenir un autre personnage, s’attribuant des personnages rencontrés dans les histoires ou la télévision, et dernièrement dans les jeux vidéos.
Les fabricants se sont emparés de cette demande, offrant des habits de fée, des déguisements de super héro, des uniformes de policiers, dont la complexité est proportionnelle au coût. Cependant il est inutile de gaspiller beaucoup pour rendre heureux un enfant.
Il demeure souvent plus intéressant de lui coudre son nouveau déguisement. C’est la tâche d’une tante, pour Halloween ou l’activité du mercredi, mais on est obligé de réfléchir: si les vêtements de de princesse sont très demandés, un déguisement de champignon ou de Bob l’Eponge pourra vexer définitivement l’enfant à qui on a demander de le revêtir. Les adolescents sont plus ouverts à l’humour, plus aptes à aimer des déguisements moins classiques.
Vous voulez donner une invitation déguisée? Vous voulez d’abord être certain que tous les invités connaissent le thème, et se déguisent.
C’est très désagréable lorsqu’on entre en costume normal dans une pièce peuplée de martiens et de personnes en toge, ou au bien, si on se retrouve l’unique qui a enfilé un costume, au sein de tailleurs et de cravates.
Choisir un fil rouge reste un bon point de départ, dans la mesure où il peut être relativement ouvert pour titiller la créativité. Ainsi on s’empêchera de se retrouver avec une demi-douzaine de Batman ou autres … Les époques, les aventures, les histoires connues restent des bases sûres.
On terminera ainsi l’événement par une distribution de médailles: la tenue la mieux faite, ou la plus surprenante, ou la plus inattendue, cela flatte ceux qui font des efforts!
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